Surélévation à Paris — guide complet d un architecte DPLG, Jean-Thomas Finateu

Surélévation à Paris : le guide complet pour réussir votre projet
Par Jean-Thomas Finateu · Architecte DPLG · Paris 19e

À Paris, la surélévation n’est pas un projet comme les autres. Le tissu haussmannien, la densité du bâti, la culture de la copropriété et un PLU exigeant en font une discipline à part. Architecte DPLG depuis 1995 et inscrit à l’Ordre des Architectes depuis 1999, j’ai accompagné plus de 1 000 projets en région parisienne, dont une majorité en surélévation et rénovation lourde. Ce guide rassemble ce qu’il faut savoir avant de se lancer.


1. Pourquoi la surélévation à Paris est un cas particulier

90 % des surélévations parisiennes se font en copropriété

À Paris intra-muros, l’écrasante majorité des projets que je traite — environ 9 sur 10 — concerne des immeubles en copropriété. C’est une donnée structurante : avant même de parler architecture, il faut parler gouvernance. Le projet ne dépend pas que du propriétaire du dernier étage, il dépend du collectif de la copropriété. Cela change tout : la temporalité, la négociation, le montage financier, et même la manière de concevoir le projet.

Un tissu bâti dense, ancien, et patrimonial

Paris, c’est un Plan Local d’Urbanisme exigeant, des hauteurs plafonnées, des secteurs sauvegardés (Marais, faubourgs anciens, abords des monuments historiques) où l’Architecte des Bâtiments de France a voix au chapitre. La surélévation ne peut pas être pensée comme un projet isolé : elle s’inscrit dans un dialogue avec l’existant, la rue, les vis-à-vis et la copropriété.

40 % des déperditions thermiques passent par le toit

C’est l’un des angles morts du débat sur la surélévation : un projet bien mené est aussi un projet d’efficacité énergétique. Le toit représente environ 40 % des déperditions thermiques d’un immeuble parisien. Surélever en isolant, c’est régler en une seule opération la création de m² supplémentaires et l’amélioration thermique de l’ensemble du bâtiment.

« L’écologie commence par la solidarité. » Jean-Thomas Finateu — Architecte DPLG

2. Le cadre légal : copropriété, permis, ABF

Le vote en assemblée générale

Toute surélévation en copropriété passe par un vote en AG. Selon le projet (surélévation de l’immeuble, modification de toiture, transformation des combles), les majorités requises varient. Le rôle de l’architecte n’est pas seulement technique : il consiste aussi à présenter un projet lisible et financièrement intéressant pour le collectif. Quand la copropriété perçoit la surélévation non pas comme une atteinte à son patrimoine mais comme un levier pour financer des travaux qu’elle aurait dû payer de toute façon — ravalement, isolation, étanchéité — le vote bascule.

Le permis de construire

Pour la quasi-totalité des surélévations parisiennes, un permis de construire est obligatoire. C’est le moment où le projet rencontre formellement l’administration : services d’urbanisme, ABF si secteur protégé, voisinage via l’affichage. Une instruction dure en moyenne 3 mois, parfois plus en secteur sauvegardé. Préparer un dossier solide en amont — pièces graphiques propres, insertion paysagère, notice argumentée — fait gagner des semaines.

Quand l’Architecte des Bâtiments de France entre en jeu

Beaucoup de quartiers parisiens sont soumis à un avis ABF : abords de monuments historiques, sites patrimoniaux remarquables, zones de protection. Cela n’interdit pas la surélévation, mais cela impose un dialogue précoce avec l’ABF, et souvent des choix précis sur les matériaux, les pentes de toiture, le type de zinc ou d’ardoise, la profondeur des lucarnes. Je vous recommande de prendre attache avec l’ABF avant même de figer les plans.


3. Combien coûte une surélévation à Paris ?

L’étude de faisabilité : gratuite chez moi

Premier point important : le premier rendez-vous sur place est gratuit, sans engagement, et l’étude de faisabilité initiale aussi. Je me déplace sur site pour examiner le bâti, comprendre le règlement de copropriété, regarder les contraintes PLU, et vous dire honnêtement si le projet tient debout. Cette étape, payante chez beaucoup de confrères (autour de 3 000 € HT en moyenne), est offerte. C’est mon engagement de transparence : on ne fait pas payer un client pour découvrir que son projet est infaisable.

Le coût des travaux de surélévation

Le tarif que j’utilise pour cadrer un budget est le suivant : 3 000 € HT + 10 % du prix de la surélévation, mur et fenêtres compris. La TVA applicable est en général de 10 % pour les travaux dans un immeuble d’habitation existant. À titre de repère, une rénovation intérieure classique tourne autour de 1 000 € HT au m², TVA 10 % hors fournitures.

PosteTarif de cadrageTVA
1er rendez-vous sur placeGratuit, sans engagement
Étude de faisabilitéGratuite
Surélévation (mur + fenêtres compris)3 000 € HT + 10 % du prix de la surélé10 %
Rénovation intérieure~ 1 000 € HT / m² (hors fournitures)10 %
Honoraires architecte6 % à 15 % du montant des travaux
EngagementPas de dépassement

Un exemple concret : la toiture à 160 000 €

Sur un immeuble parisien, la copropriété s’apprêtait à voter un budget de ravalement et d’isolation de toiture. En proposant une surélévation, nous avons pu financer une réfection complète de la toiture à 160 000 €, prise en charge dans le cadre du projet de surélévation. La copropriété a économisé l’équivalent en travaux qu’elle aurait dû voter de toute façon, et le futur propriétaire des m² créés a financé son projet en valorisant des travaux dont tout le monde bénéficiait. C’est ce que j’appelle redonner du bien commun.


4. L’argument écologique et solidaire

Construire en hauteur sur de l’existant, c’est densifier intelligemment : aucune nouvelle emprise au sol, aucune artificialisation, isolation simultanée du bâti, réfection de la toiture, parfois végétalisation. Et financièrement, c’est la copropriété qui gagne autant que le porteur du projet.

La toiture-terrasse végétalisée a connu un vrai regain depuis le confinement de 2020. Les m² de terrasse en cœur de Paris valorisent fortement le bien — autant pour le cadre de vie que pour la revente. C’est l’esprit de mon concept Jardin pour Toit.


5. Comment se déroule un projet de surélévation

Étape 1 — Le 1er rendez-vous sur place, gratuit

Je viens vous voir chez vous. On regarde le bâti, on parle du projet, du règlement de copropriété, des contraintes urbaines. À la fin du rendez-vous, vous savez si le projet est faisable et dans quelles grandes lignes.

Étape 2 — L’étude de faisabilité (gratuite)

Je formalise les premières esquisses, les volumes, les contraintes PLU, l’enveloppe budgétaire. Vous repartez avec un dossier clair pour engager la copropriété.

Étape 3 — Le dossier de copropriété

Je construis avec vous le dossier qui sera présenté en AG : présentation du projet, montage financier, contreparties pour la copropriété (ravalement, isolation, étanchéité). Mon équipe inclut des avocats, des notaires et un géomètre pour sécuriser juridiquement le projet, notamment sur la division de la toiture en bien privatif.

Étape 4 — Le permis de construire

Une fois l’accord de la copropriété acquis, je dépose le permis de construire. Je gère l’instruction, les éventuels avis ABF, les compléments. Comptez environ 3 mois.

Étape 5 — Le chantier

Je travaille exclusivement avec des entreprises générales — un seul interlocuteur, une seule chaîne de responsabilité. Pendant la surélévation, j’utilise mon propre échafaudage parapluie pour protéger l’immeuble pendant les phases de travaux à ciel ouvert. C’est un détail logistique mais qui change la vie des copropriétaires (et le risque sinistre côté assurance).


6. Pourquoi un architecte DPLG pour votre surélévation

Le DPLG (Diplômé par le Gouvernement) est un diplôme d’État de niveau Bac+6 reconnu pour la qualité de sa formation longue. Mais c’est l’inscription à l’Ordre des Architectes qui ouvre l’exercice professionnel : assurance décennale, déontologie, responsabilité. Je suis DPLG depuis 1995 et inscrit à l’Ordre depuis 1999. Trente ans à travailler sur Paris et sa petite couronne, plus de 1 000 projets livrés, et une spécialisation forte sur la surélévation et la copropriété.

Pour choisir votre architecte de surélévation

  • Inscription à l’Ordre des Architectes (numéro vérifiable) : protection juridique
  • Diplôme d’État (DPLG, HMONP, équivalent) : qualité de formation
  • Assurance décennale en cours de validité
  • Gratuité du 1er rendez-vous sur place
  • Engagement « pas de dépassement » écrit dans le devis
  • Expérience spécifique en copropriété parisienne
  • Réseau juridique intégré (avocats, notaires) pour les questions de division
  • Solutions logistiques chantier (échafaudage parapluie en propre)

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Questions fréquentes

Faut-il obligatoirement un architecte pour une surélévation à Paris ?
Oui. Dès qu’il s’agit d’une création de surface après travaux supérieure à 150 m² ou d’un projet soumis à permis de construire, le recours à un architecte est obligatoire. À Paris, la quasi-totalité des surélévations entrent dans ce cadre.
Combien de temps prend un projet de surélévation à Paris, en tout ?
De la signature de la mission à la livraison, il faut compter en général entre 18 et 30 mois : 3 à 6 mois pour la conception et le passage en AG, 3 mois d’instruction du permis, 2 mois de recours et de préparation chantier, puis 9 à 18 mois de travaux selon l’ampleur.
Une surélévation peut-elle se faire en échange de travaux pour la copropriété ?
Oui, c’est souvent le levier décisif. La création de m² supplémentaires peut financer des travaux que la copropriété aurait votés tôt ou tard : réfection de toiture, isolation thermique, ravalement. Tout le monde y gagne.
Combien coûte précisément une surélévation à Paris ?
Mon tarif de cadrage est de 3 000 € HT + 10 % du prix de la surélévation, mur et fenêtres compris, avec une TVA à 10 %. Les honoraires architecte se situent entre 6 % et 15 % du montant des travaux. L’étude de faisabilité est gratuite, le premier rendez-vous aussi.
Le toit de l’immeuble appartient-il automatiquement à la copropriété ?
Oui, la toiture est une partie commune. Pour qu’un propriétaire puisse surélever pour son compte, il faut soit qu’il acquière le droit de surélever auprès de la copropriété, soit qu’un montage juridique précis soit mis en place. C’est typiquement le rôle de mon équipe juridique (avocats, notaires) sur chaque projet.
Intervenez-vous uniquement à Paris ?
Mon cœur d’activité est Paris et la petite couronne. J’interviens aussi en France entière dès qu’un projet le justifie, toujours via une entreprise générale et avec mon échafaudage parapluie.

Votre projet de surélévation mérite une étude sur mesure.

Premier rendez-vous gratuit, sans engagement — sur site ou au cabinet du 19e arrondissement.

Jean-Thomas Finateu · Tél. : 06 60 42 28 00 · contact@finateu-architecte.fr
7 rue du Hainaut · 75019 Paris

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